Dialogues des Carmélites
Poulenc Francis (1899 – 1963)
OPÉRA EN 3 ACTES
Livret d’Emmet LAVERY d’après un drame de Georges BERNANOS
Création à Milan, au Teaotro alla Scala, le 26 janvier 1957
NOUVELLE PRODUCTION
Direction musicale Debora WALDMAN
Mise en scène Louis DÉSIRÉ
Décors et costumes Diego MÉNDEZ-CASARIEGO
Lumières Patrick MÉÉÜS
Blanche de la Force Hélène CARPENTIER
Madame de Croissy Lucie ROCHE
Madame Lidoine Angélique BOUDEVILLE
Sœur Constance Ana ESCUDERO
Mère Marie de l’Incarnation Eugénie JONEAU
Mère Jeanne Laurence JANOT
Sœur Mathilde Esma MEHDAOUI
Le Marquis de la Force Marc BARRARD
Le Chevalier de la Force Léo VERMOT-DESROCHES
L’Aumônier Kaëlig BOCHÉ
Le Geôlier Gilen GOICOECHEA
Le 1er Commissaire Yan BUA
Le 2ème Commissaire Frédéric CORNILLE
Orchestre et Chœur de l’Opéra de Marseille
En 1950, Poulenc a envie de composer une grande œuvre lyrique : il a écrit tant de mélodies et seulement un opéra, les Mamelles de Tirésias d’après son cher Apollinaire. Alors qu’il a toujours choisi lui-même ses textes, l’idée de mettre en musique les Dialogues lui viendra ici d’un autre. En mars 1953, à l’occasion d’une tournée à Milan, le directeur de l’éditeur Ricordi lui propose d’écrire une musique de ballet. Lui répliquant qu’il serait ravi de trouver un livret pour un opéra, il se fait proposer Dialogues des Carmélites. Deux jours après, à Rome, il a acheté et lu le drame, testé sa capacité à mettre en musique une longue phrase de la Prieure, conclu que « évidemment c’est fait pour moi, c’est fait pour moi » et télégraphié son accord « avec enthousiasme ». Trois mois plus tard, il effectue, « avec un immense respect », le découpage du texte, le réduit de moitié, commence la composition en août 1953 et termine l’orchestration en juin 1956. Entretemps, il lui aura fallu obtenir non sans mal les droits d’utilisation du livret et se relever d’une profonde dépression….
Résumé
Compiègne. Mai 1789. Le Carmel accueille deux jeunes filles. La première, heureuse de vivre et de se consacrer à la vie austère de la communauté, devient Sœur Constance. La seconde, toujours inquiète et obsédée par la mort, est la fille du marquis de la Force et prend le nom de Sœur Blanche de l’Agonie du Christ.
Cependant la vieille prieure, victime d’une terrible maladie, agonise dans la solitude sans parvenir à surmonter son épouvante du trépas et de l’au-delà. Elle offre sa « pauvre mort » pour le salut de Blanche qu’on lui a confiée et qu’elle sait vulnérable et elle adjure Mère Marie de l’Incarnation de veiller sur la postulante.
La Révolution éclate. Un commissaire de la République vient inspecter le couvent où le frère de Blanche, le chevalier de la Force, a cherché asile pendant une nuit. C’en est fait de la Communauté. Les sœurs sont dépossédées, recherchées, poursuivies. Leur procès s’instruit à Paris. La mort les attend. Seule Sœur Blanche, terrifiée, a trouvé à se cacher chez une comédienne : Rose Ducor.
Mais, quand les carmélites, ayant prononcé le vœu du martyre vont à l’échafaud, Blanche de la Force surmonte ses terreurs, rejoint ses compagnes et va au supplice avec elles.



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