Pelléas et Mélisande
Debussy Claude (1862 – 1918)
Librettiste Maurice Maeterlinck d'après Pelléas et Mélisande de Maurice Maeterlinck
Création à l’Opéra-Comique de Paris le 30 Avril 1902
Opéra en 5 actes et 19 tableaux
Direction musicale Kazuki Yamada
Mise en scène Jean-Louis Grinda
Pelléas Huw Montague Rendall
Golaud Gerald Finley
Arkel Laurent Naouri
Yniold Jennifer Courcier
Mélisande Lea Desandre
Geneviève Marie Gautrot
Chœur de l'Opéra de Monte-Carlo
Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
Alors que le théâtre exerçait une véritable fascination sur Claude Debussy (1862-1918), il n’a composé qu’un seul ouvrage lyrique, Pelléas et Mélisande. Le musicien s’interrogea durant toute sa vie sur l’art de renouveler l’opéra en se consacrant à de nombreux projets scéniques, restés pour la plupart inachevés comme Rodrigue et Chimène, une œuvre de jeunesse qu’il rejeta en faisant courir le bruit qu’il l’avait lui-même détruite, ou La Chute de la Maison Usher. Quand il découvre par hasard le drame de Maurice Maeterlinck, Debussy a l’intuition d’avoir enfin trouvé le texte qu’il attendait depuis toujours. La nature du sujet et l’atemporalité des personnages et des lieux concordent parfaitement avec le projet et la sensibilité du musicien. Epistolier prolifique, Debussy a laissé une abondante correspondance qui permet de le suivre pas à pas dans son travail de composition. Dix longues années lui seront nécessaires pour mettre en musique une œuvre dont il fera siens tous les symboles. Avec Pelléas et Mélisande, Debussy obtient à quarante ans la consécration dans l’atmosphère de scandale qui accompagne le plus souvent les grands bouleversements esthétiques. L’étrange subtilité et le troublant symbolisme de son unique chef-d’œuvre lyrique suscitent encore de nos jours des commentaires contradictoires allant des plus franchement négatifs aux plus résolument enthousiastes.
Résumé
L’intrigue se déroule au Royaume imaginaire d’Allemonde, gouverné par le vieil Arkel. Après avoir rencontré Mélisande, créature fragile et énigmatique, au cours d’une chasse en forêt, le Prince Golaud l’a épousée sans rien savoir d’elle, puis l’a présentée à son demi-frère Pelléas. Entre Mélisande et Pelléas, un lien secret s’est d’emblée tissé, fait de regards et de complicité, d’amour peut-être ? Golaud se met à épier Pelléas et Mélisande : il recommande d’abord à son demi-frère d’éviter son épouse, puis ne tarde pas à menacer fermement, dévoré peu à peu par la jalousie. Pelléas et Mélisande finissent par s’avouer leur amour : au moment où ils s’embrassent, Golaud sort son épée et tue Pelléas, laissant Mélisande s’enfuir. En présence d’Arkel et d’un Golaud rongé par les remords, la mystérieuse Mélisande s’éteindra lentement, sans que son mal soit clairement identifié et que Golaud ne parvienne à percer la vérité sur les liens profonds qui l’unissaient à Pelléas.



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