L'Italienne à Alger

L’Italienne à Alger

Gioacchino ROSSINI (1792 – 1868)

 

Opéra bouffe en deux actes sur un livret de Angelo Anelli.

 

Première représentation le 22 mai 1813 au Teatro San Benedetto de Venise

Direction musicale Michele Spotti

Mise en scène Julien Chavaz

Scénographie Amber Vandenhoeck

Costumes Hannah Oellinger

Lumières Eloi Gianini

Dramaturgie Clara Pons

Direction des chœurs Mark Biggins 

 

Chœur du Grand Théâtre de Genève

Orchestre de la Suisse Romande

 

Interprètes :

Isabella Gaëlle Arquez

Mustafà, Bey d’Alger Nahuel Di Pierro

Lindoro, italien amoureux d’Isabella Maxim Mironov

Taddeo, vieil Italien Riccardo Novaro

Elvira, l’épouse de Mustafà Charlotte Bozzi

Zulma, confidente d’Elvira Mi Young Kim

Haly, serviteur du Bey Mark Kurmanbayev

Danseurs Daniel Daniela Ojeda Yrureta & Clara Delorme

 

Pour un jeune génie de 21 ans au sommet de son art comme Gioachino Rossini, un livret reposant sur une intrigue «turque” est une aubaine, comme pour un directeur de théâtre au bord de la faillite. C’est le cas, au printemps 1813, du Teatro San Benedetto de Venise. Après le semi-échec de sa Pietra del paragone, Rossini s’engage à écrire rapidement L’Italiana in Algeri. Sur deux actes d’Angelo Anelli que Luigi Mosca avait déjà composés pour la Scala de Milan en 1808, il réalise en une vingtaine de jours une partition entièrement originale – fait rare et notable chez un musicien aussi prolixe qu’habile à recycler ses meilleures inventions. C’est signe qu’à son dixième ouvrage lyrique, le dramma giocoso (que l’on peut traduire par grande comédie) est devenu le domaine de prédilection de Rossini. Avec une partition continue et une large palette de personnages, il y déploie son tempérament dramatique plus librement que dans un petit opéra bouffe.

Résumé

 

Mustafa, bey d’Alger, veut changer d’épouse, ennuyé par Elvira, qu’il compte offrir à son esclave Lindoro. Ce dernier a autre chose en tête : s’évader du sérail et regagner l’Italie, où l’attend sa fiancée Isabella. Mais l’Italienne fait elle-même le voyage jusqu’à Alger, après le naufrage de son bateau. Isabella n’est pas du genre à se laisser dicter quoi que ce soit : en un clin d’œil, elle subjugue Mustafa et lui impose ses quatre volontés – leur rencontre vaut son pesant d’or. Accompagnée de Taddeo, son ridicule soupirant qu’elle fait passer pour son oncle, Isabella n’a qu’une chose en tête : délivrer son Lindoro et regagner avec lui l’Italie. Laissant croire à Mustafa qu’il l’a conquise, Isabella se joue en réalité de lui, l’honorant du titre de « Pappataci » (« Bouffe et tais-toi »). Elle excite le patriotisme des marins italiens, enivre la garde du bey d’Alger, et parvient à quitter les rives d’Alger avec Lindoro. Mustafa, lui, promet de rester fidèle à son épouse et de ne plus jamais approcher la moindre Italienne !

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